Accès à l’éducation dans le monde : l’Unesco rend son rapport

Le dernier rapport de l’Unesco est tombé : certes des « progrès importants » ont été faits depuis 2000 mais le nombre d’enfants, de jeunes et d’adolescents exclus de l’éducation stagne depuis 5 ans, parfois 10 ans pour certains pays et certaines classes d’âge.

Bien fastidieux sont ces chiffres auxquels nous sommes habitués. Mais imaginons un instant les enfants, adolescents et jeunes de nos familles privés d’école …

  • 1 enfant sur 5 de moins de 18 ans ne va pas à l’école (263 millions dans le monde)
  • 1 enfant sur 11 en âge de fréquenter le primaire n’y accède pas (63 millions d’enfant dans le monde)

 

La double peine

Mais c’est bien quand on est né dans un pays pauvre que l’on a le moins de chance de passer la porte d’une école et d’en ressortir en maîtrisant les savoirs fondamentaux. Ainsi,

  • en Afrique de l’Ouest, c’est 1/3 des enfants/adolescents et jeunes qui sont privés d’éducation contre 1/5 dans le monde
  • dans les pays à faibles revenus, 60 jeunes sur 100 ne sont pas scolarisés contre 6 % dans les pays à revenus élevés

« Ces nouveaux chiffres montrent de façon frappante l’ampleur du fossé à combler pour garantir un accès universel à l’éducation, a déclaré Audrey Azoulay, la Directrice générale de l’Unesco.  Nous avons besoin d’approches beaucoup plus globales et ciblées et de plus de ressources pour atteindre ces enfants et ces jeunes privés de leur droit à l’éducation, une attention particulière doit être portée aux filles et à l’amélioration de la qualité de l’éducation pour tous. Il y a une urgence vitale à réaliser des progrès en vue d’atteindre l’ODD 4 ».

« A noter aussi une crise de l’apprentissage avec  un sixième des enfants et des adolescents qui n’atteint pas les seuils minimaux de compétence en lecture et en mathématiques alors que la majorité d’entre eux va à l’école, souligne Roland Biache, le délégué général de Solidarité Laïque. En cause, la formation insuffisante des enseignants, des salaires de misère qui les obligent à cumuler plusieurs emplois, les sureffectifs dans les classes, et des infrastructures sans hygiène, sans électricité… Ce qui ne fait que renforcer notre détermination à agir sur tous les niveaux pour changer cette situation inacceptable. »

 

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