Hommage aux enseignants du monde

C’est la journée mondiale des enseignants ! L’occasion de rendre hommage à celles et ceux qui éduquent, parfois dans des conditions extrêmes, la génération qui fera le monde de demain. Et de rappeler que la reconnaissance et la formation des enseignants constituent les piliers du développement.
« Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne », disait Victor Hugo. Au quotidien, des hommes et des femmes déploient une énergie considérable pour éduquer des enfants dans des situations parfois difficiles : conflits, catastrophes climatiques, manque d’infrastructures, quartiers prioritaires… Malgré tous leurs efforts, la pénurie d’enseignants à travers le monde est aujourd’hui un véritable obstacle à l’éducation pour tous.

 

 

69 millions d’enseignants à recruter

 

« La pénurie d’enseignants est un problème persistant dans le monde. », constate cette année encore l’UNESCO. Il faudrait en effet recruter 69 millions d’enseignants pour atteindre les objectifs d’éducation pour toutes et tous de qualité d’ici 2030. Encore aujourd’hui 263 millions d’enfants et de jeunes ne vont pas à l’école. Cette pénurie frappe plus durement les groupes de populations vulnérables : les filles, les enfants handicapés, les réfugiés et les migrants ou les enfants pauvres des régions rurales ou reculées.

 

 

Les enseignants, ces héros du quotidien

 

L’école est un vrai vecteur de stabilisation pour les jeunes qui vivent des situations difficiles au quotidien. Zoom sur quelques enseignants, petits héros du quotidien que Solidarité Laïque a eu l’occasion de rencontrer.

 

Mountaha Chouik au Liban est enseignante itinérante dans plusieurs établissements publics dans le sud du pays.

« Dans cette école élémentaire, il y a 100 élèves syriens pour 250 élèves libanais. Accueillir tous ces élèves est un défi car nous n’avons pas toujours les moyens et pourtant, c’est essentiel que chacun puisse trouver sa place dans sa classe et dans la société. C’est à cela que servent cette pédagogie participative, ces ateliers d’expression qui luttent contre les préjugés, qui créent du lien et rapprochent les enfants. Quand ils jouent ensemble dans la cour, c’est déjà une grande satisfaction ! »

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Nathalie Janssens, est enseignante et a été bénévole à l’École laïque du Chemin des Dunes dans le camp de Calais.

« Je savais dès le départ que ce n’était pas la solution idéale : se dire que ces enfants-là n’avaient pas le droit d’aller à l’école comme les autres, c’était une blessure pour une enseignante comme moi. J’aurais souhaité que les enfants retrouvent le chemin d’une école normale mais il n’y avait pas de volonté politique de les scolariser dans les écoles de la République. Avec les bénévoles, on a essayé de faire en sorte que ces enfants et ces jeunes raccrochent aux apprentissages, retrouvent des habitudes scolaires. »

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Sonia Robert, enseignante

Sonia Robert est professeure d’anglais en classe de SEGPA au collège Vauban de Belfort. Alors que les séjours sont souvent réservés aux classes favorisées, elle s’est mobilisée pour faire partir ses élèves de SEGPA en Angleterre.
« Les élèves qui sont partis en ont retiré beaucoup de fierté tant par rapport à leur capacité à gérer un projet qu’à leur adaptabilité face à une culture différente. Ce projet commun a contribué à construire un climat scolaire bénéfique tant au sein de la classe que dans l’établissement. »

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