Parrainer, c’est protéger !

Ils seraient à la rue ou reclus dans leur famille, si leur parrain et leur marraine ne finançaient pas leur éducation. Les 600 enfants parrainés qui sont aujourd’hui accueillis dans les centres éducatifs partenaires de Solidarité Laïque sont soignés et éduqués. Merci à ceux qui se mobilisent pour que leur droit à l’enfance soit protégé.

« J’avais 8 ans quand j’ai rejoint le centre Jigiya Bon. Mes parents étaient trop pauvres pour se passer des petits revenus que je ramenais en travaillant avec eux au marché. Si la directrice ne m’avait pas trouvé un parrain, je n’aurais pas eu le choix. », explique Mah, une jeune femme malienne devenue infirmière et toujours active comme bénévole au centre éducatif qui l’a accueilli pendant 8 ans.

Grâce aux parrains et marraines, ce sont des centaines d’enfants, dont une majorité de filles et d’enfants handicapés, qui ont ainsi connu la possibilité de se sortir de la misère dans les 6 pays où sont implantés nos partenaires. « Le droit à l’éducation est fondamental, explique Eliane Millet, bénévole à Solidarité Laïque et en charge du parrainage. Grâce à l’accompagnement proposé par les centres éducatifs, c’est aussi tout simplement le droit de ces enfants à vivre à l’abri des violences de la rue, à être soignés, à jouer, à s’épanouir, à partager le plaisir des découvertes, à nourrir leur curiosité qui est mis en œuvre. »

L’accueil des plus vulnérables

Les huit centres éducatifs du Bénin, du Burkina Faso, de Colombie, d’Haïti, du Liban et du Sénégal accueillent donc en priorité les enfants les plus vulnérables : tous issus de familles très pauvres, pour la plupart orphelins, et parfois comme c’est le cas chez notre partenaire colombien, victimes des conflits et des guerres. « Ces petits réfugiés dont les parents ont tout perdu y trouvent un environnement protecteur qui leur permet de panser des plaies souvent à vif. Ils apprennent là qu’ils ont des droits, dont celui de vivre en paix, et ils deviennent ensuite à leur tour acteurs de la paix. », souligne Jesus Calle, le fondateur du centre de Pereira, en Colombie.

Les filles font l’objet d’une attention particulière car, quand il faut faire le choix d’envoyer une fille ou un garçon à l’école, c’est généralement le garçon qui y va.

« Nos partenaires accordent une grande importance à l’éducation aux droits, à l’émancipation. Après le parcours académique, des formations professionnelles y compris dans tous les métiers, leur sont proposées. Ces jeunes femmes-là deviennent alors autonomes et ferventes militantes du droit des femmes », souligne Roland Biache, Délégué général de Solidarité Laïque. Dans la plupart des centres, des place sont aussi réservées à des enfants en situation de handicap physique, psychique ou mental. Pour la plupart, ils seraient restés reclus chez eux, car le handicap est encore trop souvent perçu comme une honte. Leur proposer d’apprendre, de progresser, de découvrir, de vivre ensemble, c’est leur donner accès à leurs droits.

 

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