Quand les vacances servent à la réinsertion

Soutenir le départ en vacances, c’est davantage que proposer un droit au répit, essentiel. C’est aussi ouvrir de nouveaux horizons qui remettent les familles dans une dynamique nouvelle. Témoignages.

Grâce au soutien de nos donateurs et en partenariat avec l’ANCV, chaque année Solidarité Laïque finance le départ en vacances de familles en grande difficulté sociale. Témoignages des mamans et des assistantes sociales.

 

« Je vous remercie. J’ai pu me retrouver sur la plage avec mes enfants. Et, avec les nombreuses activités, ils se sont responsabilisés. Au retour à la maison, notre vie a commencé à changer. J’ai senti plus de respect de leur part et l’envie de préparer les prochaines vacances. Ça nous a soudés. »

Madame C, bénéficiaire du programme VEI (33)

 

« Les familles sont convaincues qu’elles ne peuvent pas partir en vacances. Quand elles découvrent que c’est possible, ça débloque plein de choses pour elles. Elles se rendent compte qu’elles peuvent faire des projets. Ça les relance dans la vie. »

Sophie Doucet, animatrice socio-culturelle et d’insertion sociale, maison de quartier de Saint Nazaire

 

« Si j’ai maintenant un vrai projet professionnel, je le dois à ces vacances que j’ai prises il y a deux ans avec mes enfants. A l’époque, je pensais que je ne me sortirais jamais de cette mauvaise passe et je ne faisais plus aucun projet. Ça me paraissait même impossible de partir. Avoir bâti ce projet de vacances avec les assistantes sociales, discuté avec mes enfants de la destination, et goûté à la mer, aux animations, aux fêtes avec tous les autres vacanciers, m’a fait un bien fou. Tout s’est bien passé, je me suis reposée, j’ai pris de la distance et je me suis dit que je pouvais sortir de cette mauvaise passe. J’y ai cru à nouveau, et j’ai eu raison ! »

Madame A, bénéficiaire du programme VEI (44)

 

« C’est deux ans après qu’on sent que quelque chose a changé pour elles. Les enfants sont inscrits à des activités, les mamans participent à des sorties organisées par la commune et un projet professionnel émerge. C’est pour beaucoup une façon de découvrir que l’on peut reprendre sa vie en main. »

Katia Deniaud, conseillère éducation économie sociale et familiale (44)

 

« Je ne sortais plus de chez moi, encore moins de mon quartier. Au départ, quand l’assistante sociale du programme Vacances et Insertion m’a proposé de partir avec mes enfants, je n’ai pas voulu. Ce n’est que l’année suivante que j’ai accepté partir. J’avais peur que ça se passe mal avec les enfants, j’avais peur de quitter mes habitudes, de rencontrer d’autres gens. Et puis, je ne voyais pas comment j’allais pouvoir financer tout cela. »

Madame R, bénéficiaire du programme VEI (44)

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