Scolariser pour protéger les enfants du travail

Scolariser pour protéger les enfants du travail
Pour lutter contre le travail des enfants, Solidarité Laïque collabore avec le Conseil des Activités Educatives du Bénin. Ce partenariat consiste en une action de parrainage pour financer leur scolarisation, notamment celle des filles.

Contexte

La situation des familles qui vivent dans les zones rurales du Bénin est bien souvent très précaire. Pour sortir de la misère, il est coutume d’envoyer les enfants en « confiage », c’est-à-dire de les faire travailler comme domestiques en ville.

En Afrique de l’Ouest, c’est près de 500 000 enfants de 5 à 14 ans qui travaillent et qui n’ont pas droit à l’éducation. Un tiers des béninoises ne va pas à l’école, alors qu’elles représentent 52% de la population du pays. 73,5% d’entre elles sont analphabètes, contre 43,8% des hommes. Ces taux sont parmi les plus élevés au monde. Enfin, le gouvernement béninois ne consacre que 3,3% du PNB à l’éducation.

 

Notre partenaire béninois

Le Conseil des Activités Educatives du Bénin (CAEB) est fondé en 1975 et reconnu d’utilité publique en 2008. Il agit sous la tutelle du ministère béninois des enseignements maternel et de base, ce qui lui confère un statut officiel au sein de la société civile.
Le CAEB centre ses activités sur l’enfant et l’adolescent et sur l’accès à l’éducation pour tous. Il est actif dans les départements d’Ouémé, de l’Atlantique, de Zou et de Borgou. De la recherche pédagogique pour une éducation adéquate et adaptée à l’organisation de centres de vacances en passant par la formation d’enseignants, tout est mis en œuvre pour développer une éducation de qualité auquel tous auraient droit.

 

Le parrainage

Grâce aux parrains et marraines qui s’investissent à nos côtés, le CAEB apporte à 185 enfants en difficultés (dont 103 filles), âgés de 5 à 28 ans, une aide financière pour couvrir leurs frais scolaires, alimentaires et de santé. Le soutien qu’il apporte vise majoritairement les orphelins, qu’il prend en charge et scolarise.
En plus de la scolarisation, les filleuls sont intégrés à des centres de vacances et dans des échanges interscolaires afin de les ouvrir aux autres et de les amener à découvrir d’autres perspectives.

Leur taux de réussite scolaire est très encourageant : 93 % des enfants réussissent le primaire et 35 % passent le baccalauréat (28,2 % dans l’ensemble du pays). Au cours des dernières années, le nombre de filleuls souhaitant accéder à une formation post-bac a beaucoup augmenté : en 2013, ils étaient 19 (10,4 %) à suivre un cursus de type universitaire. 68 % d’entre eux ont été promus et 5 ont obtenu leur diplôme cette année !

De nombreux enfants attendent un parrain pour pouvoir accéder à l‘éducation, aux soins et à des conditions de vie décente.

 

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