Histoires de femmes…

A l’occasion de la journée de la femme, notre partenaire Mariam Sidibé a pris le temps de raconter des histoires singulières de jeunes filles qu’elle a accompagnées dans son centre Jigiya Bon destiné aux filles. Extraits et …. parcours de vie.

Maimouna S*

“Maimouna a perdu sa mère à sa naissance. Son père est décédé quand elle avait 2 ans. Prise en charge par sa tante, elle a étudié jusqu’au BEPC jusqu’à ce que sa tante tombe malade. Elle a dû alors vendre des oranges et de l’arachide sur le marché pour survivre. Mais elle se faisait harceler par les hommes et, sans protection, risquait la prostitution.
Au centre, elle a suivi une formation professionnelle pour devenir couturière. Aujourd’hui, Maimouna a son propre atelier de couture et emploie trois personnes.”

 

Aïcha V.-D. et Fadyma M*

“Quand Aïcha et Fadima, 17 ans, ont rejoint le centre Jigya Bon, elles venaient de parcourir 800 km pour fuir les conflits du Nord Mali. La nuit, elles étaient hébergées sur une petit matelas dans une école et se prostituaient pour survivre. Pourtant, elles avaient été scolarisées jusqu’en 1ère. Au centre Jigyia Bon, elles ont trouvé à la fois une protection et la possiblité de terminer leur cursus scolaire.
Depuis, l’une a entamé une formation professionnelle, l’autre a eu son bac et suit une formation de journaliste à Bamako.”

 

Alima B*

“Alima est arrivée à 14 ans chez nous. Elle allait être mariée comme quatrième épouse à un monsieur de 70 ans. La nuit du mariage, elle a refusé la consommation, a fui chez ses parents qui l’ont battue et s’est réfugiée chez son enseignant, lequel m’a aussitôt contactée. Quand elle arrivée à Bamako, après 2000 kilomètres de car, nous l’avons hospitalisée.
Alima était déterminée à vivre une vie libre et à étudier.
Aujourd’hui, elle a 21 ans et fait médecine.”

 

Djenka S*

“A 8 ans, Djenka, orpheline de père et de mère, balayait les rues pour ramener un peu d’argent à sa grand-mère. Chaque jour, Djenka posait son balai et venait s’accroupir sous une fenêtre de l’école pour écouter le maître. Quand elle rentrait chez elle, elle racontait tout à sa grand-mère.
J’ai été prévenue par le directeur de l’école de sa situation. Deux semaines plus tard, Djenka a été scolarisée chez nous. Cette petite fille était incroyablement déterminée et a obtenu durant toute sa scolarité de très bons résultats.
Aujourd’hui, Djenka a 20 ans. Elle étudie les sciences de l’éducation.”

* Pour préserver la confidentialité, nous ne communiquons pas le nom des jeunes filles.

Visionner le film de présentation de Maryam Sidibe réalisé par la Fondation Orange, autre partenaire de Solidarité Laïque.

 

Women for change 2014 : Togo Mariam Sidibé / Mali par fondationorange

 

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