

Relogement, garde d’enfants, démarches juridiques… Même en cas de danger, comment fuir quand les comptes sont dans le rouge ?
Contrôler l’argent d’une femme, lui confisquer ses revenus, l’empêcher de travailler ou de suivre une formation, prendre un crédit en son nom, ne pas payer la pension alimentaire… Ce sont des violences économiques qui piègent des millions de femmes dans le monde (4 femmes sur 10 en France).
Le manque de ressources pousse trop de femmes à rester dans des relations abusives, sans pouvoir se protéger ni reconstruire sa vie. Tant que l’on dépend économiquement de celui.celle qui nous domine, la possibilité de partir reste fragile. C’est ainsi que l’emprise financière entraine d’autres formes de violences conjugales ou familiales.

Tout commence par des revenus décents !
Moins payer les femmes, les cantonner à des emplois précaires, freiner leur accès aux postes à responsabilité… Ces choix d’entreprises fragilisent les femmes et réduisent leur autonomie.
Et les inégalités financières se prolongent dans la sphère familiale : travail domestique non rémunéré, accès inégal à la propriété et à l’héritage…
Au bout de la chaîne, une même conséquence : moins de ressources, moins de choix, moins de liberté.

Quand on réduit les différences de revenus entre les femmes et les hommes, on réduit aussi les risques de violences conjugales.
En Afrique de l’Ouest, nous organisons des formations pour des femmes avec un projet professionnel ou qui travaillent dans le secteur informel.
Chaque année, plus de 3 500 femmes développent ainsi leurs compétences et lancent leur activité. Une façon de reprendre le contrôle sur leurs revenus, de retrouver leur autonomie.
