Attentats au Burkina Faso : « répondre à la barbarie par la culture »

Alors que la violence djihadiste atteint son paroxysme au Burkina Faso, le droit à l’éducation et à la culture s’imposent plus que jamais comme les piliers de la construction de la paix. Artistes burkinabés et acteurs de la société civile, réunis en octobre lors de la première Biennale de la sculpture à Ouagadougou (BISO), répondent présents.

 

« Les terroristes qui ont tué 37 personnes ont de nouveau semé la terreur. Leur but est de tuer l’espoir, la liberté et la paix, souligne Alain Canonne, Délégué général de Solidarité Laïque, partenaire du BISO, la Biennale de la sculpture de Ouagadougou qui se déroulait le mois dernier à Ouagadougou. Ce sont d’ailleurs les mêmes qui vont s’attaquer aux écoles et aux lieux de culture, parce qu’ils représentent pour eux la pire des menaces, celle de l’émancipation. »

Accueillie par l’Institut français de Ouagadougou, et très fréquentée malgré la tension extrême que connaît le pays depuis 5 ans, cette biennale fut un temps fort pour réaffirmer cet espoir que portent 20 millions de Burkinabés désireux de vivre en paix. « La plupart des œuvres présentées questionnaient d’ailleurs ce que peut devenir l’humain en temps de guerre. Nous y avons vu des artistes clamer la nécessité d’opposer la vitalité de l’éducation, de la culture et du désir de paix au projet morbide porté par des organisations qui se nourrissent de la désespérance de personnes sans perspective », conclut Alain Canonne.

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