Au Sri Lanka, les enseignantes de la petite enfance ont leur syndicat

Véritable opportunité pour les enseignantes maternelles de faire entendre leurs droits d’une voix commune auprès des autorités locales, ce syndicat a vu le jour fin 2014 et compte aujourd’hui plus de 2500 membres.

C’est un vrai progrès : après plus de six ans de travail commun, les enseignantes maternelles ont vu leur groupement, initialement informel, reconnu comme un syndicat provincial officiel par les pouvoirs publics. « Dans la Province de l’Est, l’éducation de la petite enfance est laissée aux communautés et aux parents, qui ne jouissent d’aucun statut officiel et donc aucune sécurité économique », rappelle Vincent Dalonneau, responsable du programme.

Depuis 2009, notre travail a consisté à dynamiser la mobilisation des communautés pour la prise en charge de la petite enfance. Cette approche innovante a donné lieu à de nombreux résultats concrets et durables. Les 17 comités d’enseignantes créés dans la province ont ainsi souhaité formaliser leur union par la création d’un syndicat.  Cette entité offre maintenant aux enseignantes maternelles un espace qui favorise le dialogue avec les autorités locales pour leur faire connaître la situation du terrain et revendiquer leurs droits. Ses objectifs : promouvoir l’importance de la petite enfance, mener des campagnes de sensibilisation et de plaidoyer pour la reconnaissance des statuts des enseignantes, améliorer les conditions de travail et d’enseignement auprès des enfants…

« En 2015, de nombreuses rencontres ont eu lieu au sein des comités locaux entre les pouvoirs publics, les enseignantes maternelles et les parents d’élèves. Ces rencontres ont permis de tisser de vraies relations avec les autorités locales, dans un esprit de dialogue et de concertation, base de tout changement, poursuit Vincent. Progressivement, ces actions construisent les conditions d’une scolarisation précoce des enfants. » A présent que le programme se termine, le syndicat va vers son autonomie et continuera à porter son plaidoyer pour la reconnaissance de l’éducation de la petite enfance et les conditions de travail des enseignantes maternelles.

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