Cet été, temps de répit ou temps de repli ?

Apprentissage de la sociabilité, de l’autonomie et de l’ouverture aux autres, les vacances contribuent activement au développement de la personne. Agir pour que chacun y ait droit, c’est améliorer le vivre-ensemble en garantissant à chacun le mieux-être dont il peut bénéficier.

Ce n’est plus à prouver : le manque de mobilité encourage le repli sur soi. En France, un enfant sur quatre ne partira pas en vacances cette année, et les chiffres sont une fois encore révélateurs des inégalités croissantes sur le territoire. Depuis 1993, nous avons fait du droit aux vacances l’une de nos actions phares en France. « C’est essentiel pour lutter contre les discriminations qui découlent des inégalités et pour renforcer le lien social au sein des familles », explique Yasmine Sadji, responsable du programme Vacances et insertion.

Si les vacances sont à compter parmi les droits humains fondamentaux, c’est avant tout parce que ce temps de repos essentiel contribue au développement de la personne : « les vacances sont un facteur d’apprentissage de la sociabilité, de l’autonomie et de l’ouverture aux autres, commente Yasmine Sadji. Elles favorisent indirectement la réussite scolaire des enfants. »

L’année dernière, grâce au soutien de notre partenaire, l’Association nationale pour les chèques vacances, 500 familles ont pu profiter de ce temps de répit nécessaire pour trouver l’énergie de rebondir au quotidien dans des situations souvent difficiles. Témoignages et récits sont à découvrir sur notre site.

 

DÉPARTS EN VACANCES : DES INÉGALITÉS PARMI D’AUTRES

 

  • En moyenne, 80 % des cadres supérieurs partent en vacances, contre 50 % des ouvriers
  • Seulement 10 % des ouvriers peuvent partir plusieurs fois par année en vacances, contre 40 % des cadres supérieurs.
  • 40 % des cadres supérieurs voyagent en avion pour rejoindre leur lieu de séjour contre 6,5 % des ouvriers et moins de 2 % des agriculteurs.
  • En 2014, 46 % des non-départs en vacances résultent d’un manque de budget, contre 13 % qui sont l’objet choix et 16 % pour raisons de santé. L’argument des moyens financiers est en hausse depuis les années 90.
  • 25 % des enfants en France ne peuvent pas partir en vacances chaque année. Une réalité qui concerne près de 50 % des enfants d’agriculteurs et plus de 30 % des enfants d’ouvriers contre moins de 5 % des enfants de cadres supérieurs.

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