
Trop souvent, en cas de conflits ou de catastrophes naturelles, des millions de personnes se retrouvent déplacées, blessées, traumatisées… sans accès à l’éducation. Les déficits en matière d’apprentissage se ressentent alors dans l’urgence, mais aussi sur le long terme.
Notre méthodologie s’articule autour de 3 phases complémentaires : appui psychosocial, reconstruction de l’accès à l’éducation et prévention des éventuelles crises à venir.

1. L’appui psychosocial, une étape clé vers la reconstruction.
En situation d’urgence, notre intervention va bien au-delà de la fourniture de biens de première nécessité.
En Haïti par exemple, la succession de crises a laissé place à la peur, à l’appréhension, au traumatisme.
Après le séisme de 2021, nous avons mis en place des camps d’appui psychosocial pour les élèves et la communauté éducative.
Ces espaces de répit, de loisirs et de convivialité permettent de libérer la parole des enfants dans un cadre rassurant et de préparer un retour à la vie “normale”, en limitant les risques de décrochage scolaire.
Notre approche ayant été plébiscitée, nous l’avons répliquée dans plusieurs autres contextes de crise.
2. Passés l’état d’urgence et les premiers secours, c’est le temps de la reconstruction.
Nous appréhendons aussi la dimension collective des crises : soutien à la communauté éducative, soutien à la reconstruction des infrastructures, respect des droits humains (droits des enfants, droit humanitaire international, droit à l’éducation…).
Au Maroc, nous avons soutenu des “dar talib” (internats éducatifs) pour redonner accès à l’éducation à des élèves vivant dans des zones montagneuses, encore moins accessibles suite au séisme dévastateur de 2023.
À Saint-Martin, à Mayotte ou encore en Haïti, nos distributions de matériel scolaire sont des occasions de garder le lien pour ne pas laisser place à la déscolarisation.
3. La prévention, pour ne jamais repartir de zéro.
Au-delà des réponses matérielles, nous créons des dynamiques humaines fortes pour anticiper la survenue de nouvelles crises.
Depuis le séisme de 2010 en Haïti, nous avons construit ou réhabilité 25 écoles, dans le respect des normes parasismiques et paracycloniques. Mais les murs seuls ne suffisent pas.
Alors, nous formons les élèves comme les enseignant.e.s à la gestion des risques et désastres. Toutes et tous doivent savoir comment réagir dans des situations d’urgence mais aussi travailler à des solutions durables.
Il s’agit de se préparer au maximum pour que la prochaine crise ait le minimum d’impact et que les systèmes éducatifs se relèvent au plus vite.

Notre réponse en temps de crises en trois phases complémentaires, l’éducation comme levier essentiel face aux situations d’urgence, la co-construction avec les civiles pour aller au-delà de l’assistanat et accompagner vers l’émancipation et l’autonomisation durable.
Découvrez nos actualités dans notre Lettre “Crise après Crise, on ne lâche rien !”

« L’éducation est aussi une réponse humanitaire ! »
De notre création en 1956 pour soutenir les réfugié.e.s suite à la révolution hongroise, au cyclone Chido fin 2024 à Mayotte, en passant par le séisme au Maroc en 2023, la guerre en Ukraine depuis 2022 ou les inondations meurtrières en France dans les années 2010… nous avons construit une expertise essentielle en matière de continuité éducative dans les contextes de crise.
Au cœur de notre approche, il y a les notions de résilience et d’accompagnement psycho-social des populations victimes, qui impliquent d’identifier, de prévenir et d’évaluer les risques avant même qu’ils ne surviennent. Nous n’avons d’autre choix que d’être prêt.e.s.
Car ponctuelles ou chroniques, il y aura encore des crises. Naturelles (séismes, ouragans, sécheresses, tsunamis, etc.), sanitaires (épidémies, pandémies) ou déclenchées par des humain.e.s (conflits armés, terrorisme…), leurs conséquences sont toujours dramatiques sur les communautés éducatives et les systèmes éducatifs déjà malmenés.
Nous intégrons systématiquement ce paramètre dans l’élaboration de nos projets, avec comme défi qu’ils soient susceptibles de résister et de s’adapter à un large éventail de perturbations.
Nous devons garantir le bien-être des apprenant.e.s et la continuité des apprentissages, car même en situation d’urgence, l’éducation reste un droit fondamental.

