De la misère à l’espoir

Mariam Sidibé a été nominée pour le Prix Women’s for change. A Deauville, la veille de la journée de la lutte contre la misère, elle a raconté une histoire pour illustrer son combat : celle d’une enfant orpheline qui fut accueillie dans son centre voilà 6 ans… Extraits.

« Elle est arrivée parce que nous l’avions repérée dans la rue. Elle accompagnait son père lépreux tous les matins et l’aidait à mendier. Nous l’avons conduite à l’école. Nous l’avons sensibilisée à l’importance d’y aller. Elle a fait deux ans jusqu’au BEPC puis a choisi une formation professionnelle.

 

Elle était brillante, nous l’avons encouragée à passer le bac mais elle voulait pouvoir travailler rapidement pour aider sa famille.

Aujourd’hui, elle a 22 ans. Elle est retournée dans son village et y a créé sa petite entreprise. Elle transforme les produits locaux (gingembre, goyave…) et organise leur commercialisation et leur distribution. Ca marche bien.
Non seulement, elle gagne correctement sa vie, mais elle fait vivre 10 autres personnes qui sont salariés ! Et maintenant, elle souhaite faire de la politique. Elle est devenue une militante de l’éducation et du droit des femmes.
Et si elle était restée dans la rue ? Qui peut dire ce qu’elle serait devenue ?
Lutter contre la misère, c’est avant tout permettre aux filles d’accéder à l’éducation. C’est donc convaincre les parents de les laisser étudier, de ne pas les retirer de l’école pour les marier. C’est ne jamais lâcher pour aller jusqu’au bout et les conduire vers un métier qui les rendra autonomes. Mais, c’est aussi leur apprendre leurs droits. C’est tout cela que nous faisons au quotidien grâce au soutien de Solidarité Laique. »

 

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