Deux enseignants pour les réfugiés de Calais

Nous l’attendions depuis janvier, l’Education nationale agit comme promis : jusqu’en juillet, deux enseignants du premier degré vont être affectés dans le camp de Calais. Il s’agit-là d’un test pour répondre à une situation jugée inédite.

« Deux enseignants devraient être assez vite détachés dans le centre d’accueil Jules-Ferry de Calais », indique Jean-Yves Bessol, Inspecteur Académique (DASEN) du Pas-de-Calais. « C’est un début. Si ça ne suffit pas, on s’adaptera », précise-t-il. D’après un recensement réalisé début mai, c’est 568 enfants qui seraient concernés par ce besoin dans le bidonville et le camp géré par la Vie active. Moyenne d’âge : 14 ans.

En phase de test jusqu’en juillet, ce dispositif va d’abord évaluer les possibilités d’apprentissage face au mouvement important parmi les enfants du camp : certaines familles, en effet, partent ou sont placées ailleurs. « Les enseignants travailleront dès 10h30 le matin mais aussi en dehors du temps scolaire, peut-être pendant les vacances, ajoute M. Bessol. Il faut annualiser leur temps de travail pour répondre au mieux aux besoins. »

A l’Ecole Laïque du Chemin des Dunes, inaugurée dans le camp en février, deux jeunes en service civique de la Ligue de l’enseignement 62 vont également venir soutenir les quelques trente bénévoles dans leur mission. Financée par nos donateurs, sans aucun moyen de l’Éducation nationale, cette école accueille enfants et adultes avec, au programme, des cours de français mais aussi des ateliers ludiques pour les plus jeunes et des leçons d’anglais et d’informatique, grâce à l’installation électrique de notre partenaire, la fondation FASE. Elle a été épargnée lors du démantèlement du bidonville un mois plus tard et poursuit sa mission avec conviction.

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