Droit de l’enfant : au rapport !

Le rapport du collectif Agir Ensemble pour les Droits de l’Enfant (AEDE) donne la parole aux enfants et ouvre le dialogue avec les pouvoirs publics pour faire évoluer la situation à travers des propositions concrètes d’action.

En 2012, François Hollande promettait de faire de la jeunesse une priorité politique. Si de nombreux progrès ont été réalisés, l’application des droits de l’enfant en France est encore loin d’être parfaite. C’est ce que montre le rapport d’AEDE (synthèse à télécharger en bas de la page), premier rapport véritablement collectif en France défendu devant le comité des droits de l’enfant de l’ONU. La rédaction de ce rapport s’inscrit dans le cadre de l’examen périodique de la France quant à son application de la Convention internationale des droits de l’enfant. A l’issue de celle-ci, AEDE a également publié un agenda qui fait le point sur ses recommandations à la France à l’horizon 2020.

 

Au centre de la démarche : le dialogue et la coopération

Dès sa création en 2013, le collectif AEDE s’est inscrit dans une démarche d’ouverture et de collaboration avec les pouvoirs publics. Ce rapport, de par son exhaustivité et sa tra, a ainsi pour vocation de devenir un support de concertation pour mettre en œuvre des politiques cohérentes et respectueuses des droits de l’enfant.

 

Valoriser la parole des enfants

AEDE a de plus choisi de donner la parole aux enfants et aux jeunes, premiers concernés, au sein de cet échange. Le partenariat avec les organisations de jeunesse tout comme les témoignages recueillis lors des rencontres ont influencé considérablement la rédaction du rapport et surtout son contenu. Le droit à la mobilité, plébiscité par les jeunes, en est bon exemple. Une initiative qui met au coeur la parole de l’enfant, comme le préconise la Convention internationale des Droits de l’Enfant.

 

Le Rapport en chiffres

En France…

  • 3 millions d’enfants vivent sous le seuil de la pauvreté en 2013
  • 20 000 enfants en situation de handicap ne sont pas scolarisés
  • 10 % des étudiants mineurs estiment ne pas être suffisamment informés sur la contraception et 41 % sur les MST
  • La fréquentation des urgences pédiatriques a augmenté de 5 % ces dernières années à cause de l’impossibilité des familles à assurer financièrement des soins suivis à leur enfant
  • Les quelques milliers d’enfants dits « roms» sur le territoire sont privés d’accès à l’éducation, aux soins et à des conditions de vie décentes

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