Echanges entre éducateurs : 10 projets de partenariat sélectionnés

Chaque année, un soutien est accordé à des projets permettant aux éducateurs d’échanger et de coopérer avec d’autres éducateurs dans le monde. Découvrez les 10 lauréats 2017 !

Suite à l’appel lancé en juin dernier par Solidarité Laïque et ses partenaires, 10 partenariats éducatifs de solidarité internationale (PESI) ont été sélectionnés.

 

Une diversité de thématiques

Les projets retenus concernent des thématiques éducatives universelles : éducation au développement durable, encadrement des enfants défavorisés, insertion professionnelle, formation au numérique, formation des enseignants.

 

Une diversité de pays

Ces échanges profiteront de nouveau à une diversité de pays : la France bien sûr mais aussi le Chili, le Sénégal, le Bénin, le Rwanda, l’Algérie, le Liban, la République Centrafricaine, Sainte Lucie. Des projets qui fleurissent chaque année et démontrent les bénéfices illimités de ce type de partenariats : enrichissement des éducateurs, partage des pratiques éducatives et de développement de pratiques innovantes.

 

L’objectif : favoriser l’échange entre homologues à l’international pour prendre du recul

Ce dispositif dénommé PESI a déjà accompagné depuis 2005 plus de 100 projets de coopération éducative entre éducateurs de France et du Monde. Ouvert à l’ensemble des professionnels des métiers de l’éducation, il a pour objectif de favoriser l’échange entre homologues à l’international et promouvoir les valeurs de l’éducation à la solidarité et à la citoyenneté afin de construire ensemble des pratiques pédagogiques innovantes et adéquates.

Pour Carole Coupez, responsable des programmes pédagogiques à Solidarité Laïque « Confronter ses pratiques à celles qui sont mises en œuvre de l’autre côté du monde sur des thématiques communes, c’est prendre du recul sur sa manière de faire ».

 

Les projets lauréats sont :

 

  • La SEGPA du Collège Doisneau de Dammarie Les Lys pour l’accueil d’une délégation du Chili et des échanges autour du développement durable « Citoyens du monde, comment vivez-vous le développement durable? ». L’ensemble des équipes pédagogiques sont mobilisées autour de l’enseignement au développement durable dans une logique de projet pérenne.
  • L’ESPE (Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education) d’Aquitaine avec le Sénégal, appuyée par une coopération décentralisée entre la Gironde et la région de Foundiougne, place « L’enfant au centre des échanges pédagogiques et didactiques ». Le projet permet une mobilité et un accueil réciproques de futurs enseignants français et sénégalais autour des enjeux de la gestion des groupes, la place de l’enfant et l’évaluation.
  • La Fédération de Paris de La Ligue de l’enseignement, association d’éducation populaire, coopère avec des homologues du CAEB Conseil des activités éducatives du Bénin autour du livre « Lire pour rencontrer, lire pour vivre ensemble ». Au-delà des échanges entre classes, ce projet mêle éducation formelle et non formelle et donne lieu à des coopérations professionnelles à divers niveaux : entre animateurs, entre volontaires et bénévoles et entre enseignants. Les ateliers lecture initiés dans le cadre de ce projet se terminent sur un temps fort : l’organisation d’un Salon du livre Jeunesse à Cotonou.
  • L’ESPE de Poitiers met en place « un scénario pédagogique numérique dans l’école de Gitarama » au Rwanda. Fort d’une demande de terrain, les futurs enseignants en formation initiale créeront ensemble des modules d’enseignement pour les enfants des écoles Rwandaises. Le scénario numérique qui les réunit est prétexte à se former les uns les autres aux outils informatiques de gestion de classe mais aussi à la solidarité et à la coopération internationale.
  • Dans le cadre d’une une convention entre l’académie de Matam au Sénégal et l’académie de Grenoble l’Association ADOS (Ardèche Drome Ourossogui Sénégal) organise « un séminaire de co- formation à destination des professionnels en Education à la citoyenneté et à la Solidarité Internationale (ECSI) » (enseignants, animateurs, formateurs) de Rhône-Alpes et du Sénégal à Valence avec pour objectifs d’enrichir les pratiques pédagogiques, nourrir les collaborations engagées, et favoriser la découverte et la compréhension des contextes de chacun. Trois thèmes permettront de questionner ses pratiques professionnelles : le partenariat, la gouvernance scolaire et l’évaluation des compétences en ECSI.
  • Autre acteur de l’éducation populaire, le réseau RITIMO, réseau de lieux ressources sur la solidarité internationale, organise « un séminaire International sur les Pratiques Educatives d’Accompagnement de jeunes porteurs de projets de Solidarité internationale ». Des éducateurs, animateurs du Sénégal, Maroc, Burkina Faso, Pérou et France échangeront autour de ces questions « A quelles conditions des jeunes peuvent-ils faire d’un séjour à l’étranger une expérience de maturité, de prise d’autonomie et d’éducation à la citoyenneté internationale? ». Le séminaire aboutira à une charte collective d’accueil des jeunes et une mise en expérimentation dans les pays.
  • Le Collectif de bibliothécaires et d’intervenants en action culturelle (COBIAC) d’Aix-en- Provence porte un beau projet tripartite avec l’Algérie et le Liban sur le « Vivre ensemble, les médiathèques actrices du dialogue interculturel ». Trois territoires en proie aux extrémismes et exclusions échangeront sur l’éducation à la paix et au dialogue interconfessionnel à travers des ateliers dans 18 bibliothèques des pays. Les intervenants éducatifs et culturels seront formés, mettront en place des ateliers d’écriture et de capitalisation.
  • « Ndoyé » (veut dire « solidarité » en Sanghô, langue centrafricaine) : ADJD (Auprès Des Jeunes Démunis)-France et ADJD-Centrafrique sont des associations d’éducation populaire qui encadrent des jeunes en insertion sociale et professionnelle. Ils co- organisent en Centrafrique un séminaire de 12 jours, regroupant des animateurs français et centrafricains qui par la confrontation de leurs expériences (lutte contre l’échec scolaire et la délinquance, enfants soldats…) vont renforcer leurs compétences dans l’encadrement et l’éducation de jeunes démunis.
  • L’ESPE de Marseille et son homologue sénégalais le Centre régional de Formation des Personnels de l’Education (CRFPE) de Dakar vont interroger « le stage en école et le mémoire professionnel comme éléments essentiels de la formation initiale » des élèves maitres sénégalais et des professeurs stagiaires français. Au Sénégal, la formation initiale des maîtres est basée sur un référentiel de compétences mais il n’a pas été décliné en modules de formation harmonisés. Les futurs enseignants et les enseignants chercheurs vont construire ensemble des modules de formation et  un dispositif de mise en œuvre des stages pratiques dans les écoles d’application au Sénégal.
  • L’ESPE de la Martinique, Université des Antilles permet une ouverture à l’international des formations d’enseignants de la Martinique en mettant en place de la coopération éducative avec pays voisins caribéens notamment « Rapprocher Sainte Lucie et la Martinique ». Les professeurs stagiaires développent leurs compétences via des stages d’immersion en langue espagnole, française et anglaise tout en échangeant sur des enjeux professionnels : éducation comparée, analyse de pratiques d’innovation pédagogiques et sur la culture créole en commun. Pour certains stagiaires, le projet « immersion et formation » aboutira au bout de 3 ans à une certification linguistique.

 

Pour en savoir plus sur ce dispositif, n’hésitez pas à nous contacter : pesi@solidarite-laique.org

 

 

Illustration : Projet PESI 2015-16  Regards croisés France/ Sénégal sur l’éducation aux droits de l’enfant

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