Favoriser la scolarisation dès le plus jeune âge

A Sri Lanka, Solidarité Laïque agit pour que les enfants aillent à l’école dès 2 ans, car c’est un gage d’une scolarisation réussie. Parmi les leviers pour agir, l’implication des parents. Explications.

Un enfant qui fréquente l’école à partir de 2 ou 3 ans a plus de chance d’aller jusqu’au bout de son cursus scolaire. C’est en partant de ce constat que Solidarité Laïque a monté un programme de soutien de structures de la petite enfance : formation des enseignantes maternelles, renforcement de leurs capacités et des partenaires locaux, mise en réseau et contribution à la reconnaissance de leur statut professionnel, sans lequel le système préscolaire ne peut se développer de façon pérenne.

Impliquer les parents

Parmi les leviers pour accroître la fréquentation des écoles maternelles et améliorer la qualité de l’enseignement qui y est dispensé, les « comités de gestion d’écoles maternelles » jouent un rôle clé. Constitués d’enseignants, de directeurs d’école et de parents, ils visent à sensibiliser les adultes à l’importance de l’école maternelle et à les mobiliser concrètement sur divers projets, de la logistique (construction d’une pompe à eau ou d’aires de jeux), à l’organisation de concerts, en passant par le dialogue avec les pouvoirs publics. Déjà, un syndicat des assistantes maternelles a été officiellement reconnu. Les parents participent aussi à tour de rôle à la confection du déjeuner.

Mobiliser la communauté éducative

Lors de sa dernière mission à Sri Lanka, Vincent Dalonneau, responsable géographique à Solidarité Laïque a pu constater l’investissement des membres des comités de gestion : « Les parents donnent aujourd’hui de leur temps pour aider au fonctionnement de l’école, ils organisent aussi des collectes dans le village pour les enseignantes dont la situation économique est encore très difficile. Une solidarité se met en place, avec la conviction que tous ces efforts préparent un meilleur avenir pour leurs enfants.  » Autre apport de ces comités, une fréquentation désormais beaucoup plus régulière de l’école et le respect des horaires d’école par les parents.

“Impossible de brûler les étapes, il faut du temps”

« Ce travail au quotidien que nous menons avec nos partenaires depuis 2009 finit par payer : les parents sont mobilisés et investis dans la vie quotidienne de l’école, ils sont même devenus forces de proposition. Une vraie dynamique de concertation entre tous les acteurs est en marche. C’est la condition pour que le changement soit pérenne », conclut Vincent Dalonneau.

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