La culture comme levier de l’employabilité des jeunes : encore tout à faire en Afrique de l’Ouest

Solidarité Laïque soutient fortement l’éducation artistique et culturelle dans l’ensemble de ses programmes autour du monde. Nos actions sont au cœur de l’innovation en matière d’employabilité et entendent profiter des opportunités qui se présentent dans le domaine des industries culturelles et créatives, premier employeur en France devant l’automobile, mais secteur encore à peu près vierge et à fort potentiel dans les pays où nous agissons.

On associe encore trop peu souvent la culture à l’économie. Or en 2013, les revenus mondiaux de l’économie créative et culturelle s’élevaient à 2 250 milliards de dollars, avec une capacité d’employabilité de 21,5 millions d’emplois dans le monde. Ces chiffres massifs sont très inégalement répartis dans le monde, l’Afrique représentant notamment moins de 3 % de ces volumes. L’économie créative et culturelle y a donc un fort potentiel de développement territorial (local et national).

 

Dans le secteur de la culture en général, et en Afrique en particulier, il manque un environnement favorable pour que l’employabilité se développe. Il n’y a pas de politique publique culturelle et au niveau collectif, la culture n’est pas véritablement prise en compte.

Le manque d’espace d’expression pour les artistes, la faiblesse des enseignements artistiques à l’école ou de la formation sur l’ensemble des métiers culturels et créatifs et la fragilité de marchés de l’art local peu organisés et professionnalisés, sont autant de freins pour les artistes et les opérateurs du secteur. Comme dans tous les autres domaines du développement, il est indispensable que la société civile pousse à l’existence d’une politique publique structurée de la culture.

À travers son programme pour l’employabilité des jeunes en Afrique de l’Ouest, Solidarité Laïque, en tant qu’acteur de l’éducation, soutient les espaces d’expression et de formation artistique créés par les artistes eux-mêmes, comme à Ouagadougou avec le centre Kayiri des artistes Kader Kaboré et Sahab Koanda ou à Porto Novo avec le centre d’art thérapie porté par l’artiste photographe Louis Oké Agbo.

 

Notre objectif de contribuer à la reconnaissance des métiers des industries culturelles et créatives passe par exemple par notre partenariat avec la Biennale de la Sculpture Internationale de Ouagadougou (BISO) ou par des formations pour les jeunes Ouest Africains sur les techniques du « Stand Up Comedy » et de « l’éloquence » favorisant expression, mise en confiance et apprentissage du français, organisées avec l’artiste haïtien Christolin Rodlin. Des conférences sur les industries culturelles et créatives se mettent également en place.

 

➤ Lire aussi “ L’art permet aux jeunes de faire passer des messages au delà des mots ” – Solidarité Laïque (solidarite-laique.org)

 

Retrouvez cet article dans la Lettre n°75 de Solidarité Laïque

 

Image d’illustration : copyright Solidarité Laïque Afrique de l’Ouest 

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