« La solidarité, une aventure humaine à partager ! »

Partenaire de Solidarité Laïque depuis 11 ans, l’ADEB a su fédérer autour d’elle des dizaines hommes et des femmes pour la cause de l’éducation au Burkina Faso. A l’heure des bilans, Michel Mendiboure, son fondateur, revient sur cette histoire ordinaire qui a transformé des milliers de vies, ici comme là-bas.

« Vous devez être le changement que vous voulez voir dans le monde ! »* Michel Mendiboure et son épouse Marie-Josée, fondateurs de l’ADEB (Aide au développement par l’éducation) ont très tôt mis en œuvre cette évidence. Leur terrain d’action : une des régions les plus déshéritées du Burkina Faso, le Sahel dans la Province de l’Oudalan.

C’est en 2005 qu’eut lieu la rencontre avec Solidarité Laïque qui est venue en appui à des dizaines de microprojets qui ont fini par modifier l’environnement des hommes et des femmes peuls, touaregs et bella : construction de 5 salles de classes, plantation de bosquets pour le bois de chauffe et l’équipement en tables-bancs, construction d’un centre de santé, de forages, de bibliothèques mais aussi formation d‘enseignants dans un centre de ressources qu’il fallait monter de toutes pièces…

Mais c’est aussi en France que la « transformation de consciences » a contribué au changement. Les campagnes d’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationale comme « Pas d’Education, Pas d’Avenir ! » et « un cahier, un crayon » ont été des temps forts pour sensibiliser les élèves de tous niveaux. « Chaque année, grâce aux outils pédagogiques de Solidarité Laïque, nous passions dans les classes, expliquions aux jeunes et aux enfants d’ici comment certains de leurs pairs vivaient ailleurs. Au final, cela fait plusieurs milliers de jeunes qui, souvent pour la première fois, ont expérimenté une action solidaire et ont élargi leur horizon.»

Michel s’étonne encore aujourd’hui de la qualité des initiatives portées par les éducateurs, leur classe ou centre de loisir. Il souligne aussi leur impact car « in fine cela transforme non seulement les personnes,  l’environnement familial, mais parfois aussi la dynamique du quartier ». En somme, résume Michel Mendiboure, c’est comme « une chaîne de transformation qui ne marche que parce qu’il y a eu de vraies rencontres entre des hommes et des femmes prêts à s’engager. » Solidarité Laïque poursuit son engagement aux côtés de l’ADEB qui travaille au plus près des partenaires locaux, premiers décideurs des priorités à mettre en œuvre.

 

 

*Gandhi

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