Le droit aux vacances : Solidarité Laïque mobilisée pendant l’été

1 français sur 2 n’est pas parti en vacances cet été. Pendant les vacances, Solidarité Laïque est restée mobilisée pour que ce droit devienne une réalité pour le plus grand nombre. Explications.

Ce sont les familles les plus démunies qui souffrent le plus de ne pouvoir partir en vacances. Car si les vacances sont évidemment un facteur de repos et de mieux-être, elles contribuent aussi au lien social et participent indirectement de la réussite scolaire, explique Roland Biache, Délégué général de Solidarité Laïque.

Ce que confirme Jean Viard, sociologue et directeur de recherches au Cevipof : « Nous sommes dans une société de la mobilité (…), ne pas être mobile revient donc à être exclu du mouvement social (…), à rester dans le même bain , le même environnement et à se replier sur soi-même. Ce qui est vécu encore plus durement par les jeunes »

Réussite scolaire et vacances au grand air

En plus d’être reconnues comme un droit de l’enfant par la Convention internationale des droits de l’enfant (art. 31), les vacances « favorisent aussi l’apprentissage de la sociabilité, de l’autonomie et l’ouverture d’esprit. Chaque année, les familles bénéficiaires de notre programme et les assistantes sociales en témoignent », souligne Yasmine Sadji, responsable du programme Vacances Et Insertion. « Les vacances participent des mécanismes complexes intervenant dans le développement de l’individu : cognitif, émotionnel, social et comportemental. L’avantage obtenu par les classes supérieures dans la réussite académique pourrait s’expliquer moins par des facteurs inhérents à l’école que par ce qui se fait en dehors de celle-ci et qui peut influencer la scolarité ».

2014 : les délégations départementales de Solidarité Laïque accompagnent davantage de familles en vacances

En 2013, 610 familles (dont 310 monoparentales) et 1 437 enfants avaient bénéficié du programme Vacances Et Insertion. En 2014, grâce à l’implication des délégations départementales de Solidarité Laïque, elles ont été plus nombreuses (+ 8% au moins, chiffre en cours de consolidation). “Au contact du terrain, les délégués départementaux repèrent mieux les besoins et peuvent bâtir des solutions pour les familles les plus démunies“, poursuit Yasmine Sadji. Cette année, des animations pour les droits de l’enfant ont été organisées dans les centres de loisirs

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