Raconter ses vacances et se sentir comme les autres

22 millions de français ne partent pas chaque année, faute de moyens. C’est pourquoi Solidarité Laïque agit pour permettre à des familles de vivre des moments de partage, d’aventure et de profiter de vacances réconfortantes. Retour avec Kenio, Souad et Djemila, sur des expériences estivales savourées.

Raconter ses vacances, c’est aussi se sentir comme les autres. A Palaiseau dans l’Essonne, ce sont 8 familles, repérées par les assistantes sociales, qui ont pu partir grâce au programme “Vacances et Insertion” financé par Solidarité Laïque en partenariat avec l’ANCV. ” Ne pas partir signe l’exclusion et participe à la dégradation des conditions de vie “, souligne le rapport EnVacances! réalisé par Jeunesse au Plein Air, partenaire de Solidarité Laïque. ” Pour les enfants qui ne partent pas, le sentiment de dévalorisation est violent. ” Au delà de simples vacances, les 8 familles de l’Essonne ont pu revenir sur des expériences estivales enrichissantes en 2018. 

 

“Dans le camping, on me prenait pour un animateur”

Kenio, jardinier, père de 4 enfants est parti deux semaines en Vendée en mobile home.

« Tout le monde s’est éclaté pendant ces vacances.  Le camping n’était pas au bord de la mer mais on a tellement apprécié le lieu ! Au bout d’une semaine, on me surnommait le “ papa Cool “. On a même cru que j’étais l’animateur du camping tellement je mettais l’ambiance. Mes enfants ont fait plein d’activités. Une de mes filles fait de l’athlétisme et a par exemple participé à une course pour enfants en situation de handicap.Je pense qu’elle ne l’aurait jamais fait si on n’était pas partis. Dans le camping, j’ai rencontré d’autres gens du Nord, du Poitou.. et on va aller les voir pendant de prochaines vacances ! »

 

“ C’était un rêve de partir dans le Sud. ”

Souad, assistante maternelle, est partie 15 jours avec ses deux enfants dans un village vacances sur la Côte d’Azur à côté de Saint-Tropez

« Le plus grand bonheur, c’est quand les enfants savent qu’ils vont partir en vacances. Ils sont déjà super contents. C’est mon premier départ depuis que je suis divorcée. C’était un peu le rêve de partir dans le Sud près de Saint-Tropez. Même si le voyage était long pour y aller, c’était vraiment sympa dans le Village Vacances. Il y avait pleins de soirées à thème. On a pu profiter d’une navette gratuite pour nous rendre à la plage. Il faut bien sûr faire attention à ne pas trop dépenser car tout est payant sur la Côte d’Azur ! »


” Partir en vacances, c’est toujours un défi pour une femme seule. “

Djemila a un enfant de 6 ans et demi est est partie à côté de La Rochelle.

« Il faut trouver des occupations pour son enfant. On a de beaux souvenirs : on a fait par exemple le tour de Fort Boyard. Mon fils était vraiment content. Savoir que mon fils va pouvoir raconter ça, en parler, lire la joie dans ses yeux, c’est un vrai bonheur pour nous aussi. »

Pour les assistantes sociales, ces départs en vacances sont l’aboutissement d’un projet préparé avec soin avec la famille. Dans le département de l’Essonne, un petit réseau de travailleurs sociaux s’est installé pour faire connaître le programme Vacances et Insertion. Houda, coordinatrice des actions familles au centre social de Palaiseau,  en témoigne : « J’ai eu connaissance du dispositif en en parlant avec une collègue des Ulis qui avait déjà fait partir des familles avec Solidarité Laïque. On a alors décidé de mener ce projet également au Centre Social des Hautes Garennes. »

Afin de lutter contre les inégalités, Solidarité Laïque se mobilise chaque année en partenariat avec l’ANCV pour permettre à des familles, des seniors et des jeunes en situation de fragilité de partir en vacances. C’est chaque année plusieurs centaines de familles qui partent avec “Vacances et Insertion”.

 

Suivez-vous sur les réseaux sociaux