Tunisie : cap vers une école moderne et juste

Le programme Soyons actifs/actives lutte contre les discriminations. Un projet qui est au cœur de la réforme du système éducatif tunisien et qui fait de Solidarité Laïque et de ses membres des partenaires privilégiés. Explications avec Kamel Hajjam, directeur général à l’enseignement de base au ministère tunisien de l’éducation.

La Tunisie a entrepris un grand chantier pour réformer l’école. Quels sont ses objectifs ?

 

Kamel Hajjam : Le plan stratégique 2016- 2020 vise trois objectifs :  égalité des chances et équité, qualité et employabilité à la sortie de la formation. Nous allons réformer en profondeur le système éducatif caractérisé par trop d’exclusions à la fois territoriales et sociales, un taux de décrochage scolaire précoce important, une qualité des enseignements largement perfectible et une trop faible employabilité. Ce plan d’action a été conçu avec l’ensemble des partenaires liés à l’école : syndicats enseignants, parents d’élèves, élèves et pouvoirs publics.

 

En quoi le programme Soyons actifs soyons actives que porte Solidarité Laïque et ses 52  membres peut-il contribuer à cette réussite ?

 

K.H. : Le partenariat avec la société civile internationale s’inscrit dans notre démarche de concertation. De plus, la lutte contre les inégalités est au cœur de ce programme de coopération. L’éducation étant un levier pour bâtir un monde plus juste, il intègre pleinement ce volet : comment faire en sorte que tous les enfants et les jeunes tunisiens bénéficient d’une éducation de qualité, que ce soit dans l’école et en dehors de l’école ?  Nous pensons donc que ce collectif porté par Solidarité Laïque qui rassemble beaucoup d’énergies et de compétences a un rôle important à jouer aux côtés du ministère de l’éducation. De plus, associer l’expérience d’organisations françaises et tunisiennes est une richesse supplémentaire.

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