Une cantine au Burkina Faso 

Un repas par jour pour aller à l’école dans de bonnes conditions, c’est ce que permet depuis octobre 2015 l’association Dikoson, partenaire de Solidarité Laïque au Burkina Faso où l’absence de bâtiments en dur, de cantine ou de tables pour étudier ainsi que des conditions d’hygiène insuffisantes sont autant d’obstacles à la scolarisation.  

Le Burkina Faso est l’un des pays du monde où le taux de scolarisation et d’alphabétisation sont les plus faibles. Bien que de nombreux progrès aient été réalisés, la situation reste problématique : plus de 2/3 de la population est analphabète, presque aucun enfant ne fréquente le préscolaire et moins de 20% d’entre eux poursuivent leurs études dans le secondaire.

 

L’association Dikoson que soutient Solidarité Laïque et ses donateurs a mis en place une structure de parrainage en 2003 pour former des jeunes aux métiers de l’agriculture et du patrimoine traditionnel. Aujourd’hui, ce sont 70 enfants qui sont accompagnés. Les parrains qui les suivent leur permettent d’accéder à une éducation de qualité qui les prépare à leur vie citoyenne et à leur donne les conditions de leur autonomie.

 

En octobre 2015, une cantine au centre de l’association Dikoson situé à Tiébélé a vu le jour, permettant aux enfants de venir quotidiennement prendre un repas complet le midi ; une petite révolution dans un pays où près de 21% de la population est sous-alimentée (Banque mondiale 2013). La plupart des écoles au Burkina Faso n’offrent pas d’accès à une cantine. En plus de permettre aux enfants de prendre un repas et de le partager , cette initiative améliore leur accompagnement sanitaire et social : la responsable du parrainage dialogue quotidiennement avec eux, ce qui lui permet de mettre en place les actions de prévention ad hoc.

En plus d’une cantine, Solidarité Laïque a contribué à l’édification d’un local destiné à abriter des activités pédagogiques : devoirs pour les enfants et réunions pour les enseignants.

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