Climat, environnement et citoyenneté : l’éducation doit faire partie de la réponse !

Malgré les études, publications et alertes des expert.e.s, des scientifiques (le GIEC* a publié son premier rapport en 1990 !), l'Homme continue à voir la planète comme son objet infini.

Le drame de notre époque est d’avoir érigé le capitalisme et la croissance à foison comme une panacée, laissant sur le bas-côté les moins favorisé.e.s, renforçant les inégalités, détruisant les écosystèmes mais aussi les espaces de mixité sociale et les services publics, opposant les Hommes dans des logiques de gain et de classe.

Ces dynamiques dominatrices s’exercent encore dans les discours officiels et impriment les mentalités en présentant les comportements responsables et l’écologie comme un pro- gramme austère, si ce n’est punitif.

 

Au sein du collectif Solidarité Laïque, conscient.e.s des limites de nos modes de vie, nous refusons de nous résoudre à un fatalisme stérile.

Si les enjeux aujourd’hui semblent nous dépasser, nous sommes toujours convaincu.e.s que l’éducation reste le meilleur outil pour penser et passer à l’action : changer les mentalités pour changer les comportements. Produire du changement social et collectif, s’émanciper par l’esprit critique, être en paix avec soi dans son quotidien en faisant sa part avec un ensemble d’acteurs.actrices, déterminé.e.s comme nous. Rejeter ces dissonances cognitives qui nous traversent tous.tes : entre confort et sobriété, entre consommation et réels besoins. Nous savons qu’il n’y a pas de limite à l’intelligence humaine, surtout si elle est coopérative.

 

Ce bouleversement mondial profond questionne nos modes de vie, nos moyens d’agir mais aussi nos manières de penser le monde, ses limites et donc elle nous interroge sur notre métier : l’éducation.

Car l’éducation nous fournit à la fois les clés de la compréhension, de l’action et les compétences pour ouvrir la voie à des solutions d’adaptation, de résilience, d’innovation et de formation aux métiers de la transition écologique.

Nous formulons des revendications sociales et éducatives : les politiques climatiques doivent prendre en compte les inégalités liées au réchauffement de la planète. Les plus riches sont aussi les plus gros émetteurs de CO2, mais ne paient pas les conséquences de la dégradation de la Terre au même prix que les plus pauvres.

C’est seulement en juillet 2022, que l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution historique déclarant que l’accès à un environnement propre, sain et durable est un droit humain universel. Cette reconnaissance en tant que droit nous rappelle son interaction avec les autres droits humains ; on ne peut séparer causes environnementale, climatique et justice sociale. D’ailleurs le fait que les experts du GIEC aient obtenu le prix Nobel de la Paix (2007) et non de la physique ou de la chimie porte une symbolique très forte.

 

En Afrique de l’Ouest, en Haïti, au Maghreb, en France, ils.elles sont nombreux.ses à penser les solutions, à éduquer pour comprendre et pour agir, à mener des actions de plaidoyer pour faire bouger les choses. Ces actions, initiatives citoyennes qui partent du terrain nous donnent de l’espoir.

 

*GIEC : Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat

 


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Plus libres de grandir dans un monde durable Lettre Climat, environnement et citoyenneté 

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