Droit à l’éducation des femmes en Afghanistan : ne nous résignons pas !

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Depuis 16 mois, avec le retour des Talibans au pouvoir, les filles et les femmes sont de plus en plus invisibilisées, et les atteintes à leurs droits se multiplient. La décision du 21 décembre dernier de les priver d'accès à l'université a aggravé cette aliénation des droits des femmes. Face à ces atteintes violentes aux libertés, nous ne devons jamais nous résigner et continuerons à dénoncer.

Alors que l’Afghanistan connaît déjà une situation d’extrême pauvreté et de famine, suite à des années de conflit et de catastrophes climatiques, la population souffre d’un régime toujours plus liberticide, injuste et inhumain. Les femmes en sont les premières victimes, privées de leurs droits les plus fondamentaux. Sortir, travailler, apprendre, s’exprimer… les moindres libertés sont violemment réprimé par le régime taliban. Cette violation de leurs droits est inacceptable !

L’accès à une éducation de qualité pour toutes et tous doit être inattaquable. Exclure les filles et les femmes de l’éducation, de l’enseignement primaire et secondaire d’abord et désormais de l’enseignement supérieur, c’est aussi les empêcher d’accéder à leur développement personnel, à la culture, au savoir, les priver d’accéder à l’emploi, c’est amputer le pays de la moitié de ses travailleurs.euses dans la perspective de la reconstruction du pays. Une mesure récente impose même la fermeture des ONG employant des femmes ou défendant leurs droits. 

Aujourd’hui, l’Afghanistan est le seul pays au monde à pratiquer une telle ségrégation basée sur le sexe en matière de droit à l’éducation. Mais malgré les dangers encourus, parfois au prix de leur vie, les Afghan.e.s résistent : les femmes manifestent devant les universités, les étudiants ont quitté leurs salles d’examens en solidarité avec les étudiantes, des professeurs s’érigent contre ces injustices. Nous réaffirmons notre solidarité à l’égard des Afghan.e.s et continuerons à dénoncer, à rendre visibles le sort de ces femmes et de ces filles. Attaquer l’éducation des femmes et des filles, c’est attaquer directement les droits humains fondamentaux.

 

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