Droits de l’enfant et pauvreté : l’urgence de réagir !

17 octobre – Journée internationale de lutte contre la pauvreté. Partout dans le monde, des enfants vivent en situation d’extrême pauvreté. Solidarité Laïque et ses membres dénoncent le non-respect de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) et déplorent le manque d’actions des pouvoirs publics, notamment en matière d’éducation, levier de développement individuel et collectif.

Le respect des droits de l’enfant en France comme à l’international est une de nos priorités ! Partagez cet article pour sensibiliser citoyens et pouvoirs publics à l’importance du droit à l’éducation pour tous !

 

Ils résident en Syrie, en Erythrée, en Ukraine… Ils sont touchés par la misère matérielle mais aussi affective, culturelle et intellectuelle. Cette situation est une véritable entrave à l’exercice de leurs droits, bien qu’ils soient garantis par la CIDE. Adoptée il y a déjà plus de 25 ans, elle atteste notamment du droit à la protection, de celui de vivre dans des conditions de vie décentes ou encore du droit à l’éducation, y compris en cas de conflits armés.

Dans les pays en situation de conflit, la pauvreté jette plusieurs millions de personnes sur les routes de l’exil, dont de nombreux enfants. Ces derniers sont de plus en plus nombreux à devoir travailler pour subvenir aux besoins de leur famille. Conséquence directe : ils ne vont plus à l’école. Ils sont plus de 13 millions[1], soit 4 enfants sur 10 dans les pays les plus touchés, à être concernés. Cette situation déplorable apparaît dès le début des conflits dans leur pays d’origine, se prolonge durant la durée de leur exil et se poursuit aussi lors de l’arrivée dans leur pays d’accueil.

 

Il est temps de réagir et de faire de l’éducation une priorité. Levier majeur pour le développement, elle est un facteur non-négligeable de prévention des conflits et de gestion des situations de crise. Parce que l’éducation améliore également les conditions économiques et sanitaires tant individuelles que collectives, elle garantit une vie plus décente. Elle rend enfin plus soucieux de l’autre et de l’environnement, favorisant ainsi la paix et la stabilité.

 

En ce sens, Solidarité Laïque et ses membres[3] demandent que :

  • La France condamne officiellement le non-respect des droits de l’enfant et accorde une aide pour scolariser immédiatement les enfants réfugiés. Il est plus que jamais nécessaire de d’accorder au moins 4 % de l’aide humanitaire à l’éducation, ainsi que le recommande la Campagne Mondiale pour l’Education[2] ;
  • L’Aide publique au développement (A.P.D.) soit recentrée sur les pays pauvres prioritaires, en consacrant à l’éducation de base au moins 50% des crédits dédiés à l’éducation ;
  • La France s’engage aussi à un meilleur respect des droits de l’enfant sur son territoire, notamment pour les enfants en situation de pauvreté, y compris les enfants réfugiés et les mineurs isolés étrangers.

 

Le respect des droits de l’enfant en France comme à l’international est une de nos priorités ! Mobilisons-nous pour faire connaître ces revendications et sensibiliser citoyens et pouvoirs publics à l’importance du droit à l’éducation pour tous !

 

[1] Magazine Good Planet Info, Moyen-Orient : les guerres privent d’école 13 millions d’enfants, sept 2015

[2] Solidarité Laïque est cheffe de file du réseau français de la Campagne Mondiale pour l’Education

[3] Dont notamment l’APAJH, les Aroeven, l’Entraide Universitaire, la Mission Laïque française, l’OCCE, les PEP, l’Unsa éducation et le SNUipp-FSU. Le Communiqué de presse officiel est disponible en téléchargement en bas de cet article.

Suivez-vous sur les réseaux sociaux