Droits des femmes et militantisme : informer pour rendre acteur

Bien que la parité entre les hommes et les femmes soit reconnue par la loi au Sénégal, les inégalités persistent et sont peu combattues. En cause : la méconnaissance qu’ont les femmes de leurs droits. Solidarité Laïque a mené des stages sur la question pour informer les Sénégalaises.

La loi n’est pas toujours garante de l’égalité des genres. C’est le cas au Sénégal où, bien que la parité ait été actée dans la Constitution en 2010, les femmes sont encore massivement victimes d’inégalités. Salaires nettement plus bas, mariages précoces, violences conjugales et mutilations génitales restent monnaie courante et sont socialement acceptés. « Et personne, encore moins les figures d’autorité (médecins ou avocats), n’ose monter au créneau pour défendre le droit des femmes », explique Florian Boulenger, responsable de la zone Afrique de l’Ouest à Solidarité Laïque.

 

La raison de cette absence de mobilisation ? Une méconnaissance importante, principalement de la part des femmes, de l’existence même de ce cadre légal. Pour que les Sénégalaises soient mieux informées sur leurs droits et qu’elles puissent être actrices de leur propre développement, Solidarité Laïque a piloté un projet de formation à leur intention.

 

L’information des femmes : une arme contre les discriminations

« A l’origine du projet, la volonté de la Confédération Syndicale Autonome (CSA) de renforcer l’engagement militant des femmes, très peu représentées dans les syndicats  », raconte Florian Boulenger. Une recherche a très vite déterminé que les pressions culturelle et sociale occultent la réalité juridique : les femmes ne connaissent pas leurs droits ni les moyens de les défendre.
Plusieurs stages ont alors été organisés sur les droits des femmes et le renforcement de leurs compétences en leadership. La Fédération Syndicale Unitaire (FSU), membre de Solidarité Laïque, a contribué à ces formations.

 

Coopérer pour être entendues et reconnues

Afin de valoriser les échanges et la coopération, un stage a également réuni des femmes qui souhaitent partager leurs expériences. Santé, famille, éducation, carrière, salaire, droits universels, droits des femmes, militantisme : les thèmes abordés sont variés et offrent des perspectives de réflexion à chacune pour mieux s’engager et combattre les stéréotypes sociaux. « Mieux informées, ces femmes sont à présents armées pour s’engager ensemble pour leurs droits, leur reconnaissance et leur diffusion  », conclut Florian Boulenger.

 

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