« L’éducation n’est pas un marché ! » à la fête de l’Huma

Roland Biache, délégué de Solidarité Laïque a une nouvelle fois tiré la sonnette d’alarme lors de la fête de l’Humanité vendredi 9 septembre 2016.

En compagnie de Roger Ferrari, président de la conférence des organisations non gouvernementales de la francophonie, Roland Biache a invité au nom de la Coalition Education organisations de la société civile et militants à se joindre à l’appel lancé contre la marchandisation de l’éducation.

 

« Dans certains pays, on paye une journée d’école comme une entrée à la piscine »

« La communauté est consciente des enjeux depuis bien longtemps ». « Aujourd’hui certaines multinationales l’ont bien compris : des familles dans les pays pauvres sont prêtes à tous les sacrifices pour que leurs enfants aillent à l’école. » C’est ainsi que « dans certains pays on paye une journée d’école comme une entrée à la piscine » au détriment d’une éducation de qualité.

 

Haïti, exemple d’une éducation bradée 

Pour illustrer ce propos, Roger Ferrari a utilisé l’exemple d’Haïti : « Il y a des carences particulières de l’Etat ». La Constitution haïtienne prévoit que c’est l’Etat qui doit financer l’école. Pourtant, « à peu près n’importe qui possédant un local et quelques moyens peut ouvrir une école : ce sont ce qu’on appelle les « écoles borlette » (ou “écoles-loterie)».

 

« L’éducation, c’est un droit qui doit être mis en œuvre ! »

« Quels moyens a-t-on concrètement pour permettre aux enfants des bidonvilles d’accéder à l’éducation ? » a demandé une participante.

« Il faut obliger les Etats à financer l’éducation. Les enfants des bidonvilles sont comme les autres, ils ont le droit d’aller à l’école » a réaffirmé Roger Ferrari. « Ce droit doit être mis en œuvre. L’argent existe, il faut le mettre là où il y a besoin ».

 

Un plaidoyer qui commence à porter ses fruits

Suite à une forte mobilisation de la société civile, certains Etats commencent à prendre conscience des risques. Roland Biache a notamment salué le « courage politique » du Ouganda qui « a récemment fait fermer une chaîne d’école privée à but strictement lucratif. »

 

Parce que l’éducation n’est pas un marché, continuons de nous mobiliser contre ce phénomène qui menace l’accès à une éducation de qualité !

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