Sri Lanka, de l’urgence au développement

Face à l’ampleur des dégâts provoqués par le Tsunami en 2004, Solidarité Laïque a décidé d’inscrire son action dans la durée. Bilan après 10 ans d’action pour un meilleur droit à l’éducation au Sri Lanka.

Comment faire en sorte qu’une fois l’urgence passée, les acteurs qui se retirent les uns après les autres ne laissent plus derrière eux des populations et des organisations locales à peine remises de la catastrophe, alors que les besoins sont encore criants ? Le livret Sri Lanka « De l’urgence au développement » fournit des éléments de réponse à ce questionnement par le biais d’un exemple concret.

Après le tsunami, Solidarité Laïque a procédé à des appels à dons et ainsi reconstruit et rénové des écoles pour permettre aux enfants de reprendre leurs scolarités dans de bonnes conditions. Dans un premier temps, cette intervention post-urgence avait donc pour but de répondre à des besoins immédiats : construction et l’équipement de structures éducatives provisoires, appui psychologique d’urgence… La mise en place de cette aide amène Solidarité Laïque à tisser des partenariats solides et durables avec les acteurs sur place.

Ce travail collectif important, Solidarité Laïque a souhaité le poursuivre en 2009 alors que beaucoup d’ONG au Sri Lanka cessent leur intervention post-urgence. L’objectif est alors de s’appuyer sur les partenariats créés et d’entamer un programme innovant autour de la petite enfance. Formation des enseignants, sensibilisation sur l’importance de l’éducation pour tous les enfants, dialogue avec les autorités locales pour une prise de conscience des problématiques, dynamisation et mobilisation des communautés sont au cœur de cette action.

Afin de soutenir et renforcer les capacités des acteurs locaux à pérenniser leurs relations avec les autorités locales, Solidarité Laïque poursuit son programme jusqu’en 2015 et étend son champ d’action en menant des actions de plaidoyer pour une reconnaissance du statut des enseignantes maternelles et en accompagnant les autorités locales vers une reprise normale d’activités.

Ces 10 ans d’action, en suivant le processus « URD », nous pousse à approfondir la réflexion pour permettre une meilleure coordination entre ONG « urgentistes » et acteurs du développement afin d’améliorer les interventions durant les différentes phases. Avec l’augmentation des crises cycliques, chroniques liées au dérèglement climatique, et les nombreux conflits inter-communautaires, avoir une réflexion autour des modalités d’action les plus adaptées est aujourd’hui essentiel.

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