Ecoles rurales : les enfants oubliés de la Tunisie

Absence d’eau potable, d’électricité, de chauffage, telle est la réalité dans bon nombre d’écoles rurales en Tunisie. La Rentrée solidaire a pour ambition de mettre en avant ces problématiques déterminantes pour la transition démocratique du pays.

Alors que la Révolution de Jasmin avait soufflé un vent d’espoir sur la Tunisie, l’éducation reste un enjeu majeur, en particulier les zones rurales reculées qui souffrent d’un manque d’infrastructure. Une réalité souvent difficile à croire.

 

2,5km à pied chaque jour pour se rendre à l’école

Dans la région de Kasserine, Ibtihel, la petite écolière du documentaire « Une journée à l’école », doit marcher 2,5km à pied pour se rendre dans son école. Cet éloignement, c’est le quotidien pour de nombreux élèves de la région. Sur le chemin, les dangers sont nombreux pour ces jeunes enfants souvent amenés à se déplacer seuls.

Et pourtant, l’école a un rôle fondamental dans ces zones reculées. « L’école est souvent le seul lieu de lien social dans ce monde profondément rural. » explique Nawfel Ichaou, de l’association Amal, partenaire de Solidarité Laïque en Tunisie.

 

Le droit à l’eau potable, un mythe pour les écoles rurales

Pour sa journée d’école, la petite écolière devra amener tout ce dont elle a besoin avec elle : eau, nourriture car sur place, il n’y a pas d’eau potable, pas de cantine. La vétusté des infrastructures inquiète depuis longtemps les organisations de la société civile, une préoccupation partagée par les enseignants qui exercent leur travail dans des conditions difficiles. « Pour l’eau, on a une citerne qui est approvisionnée toutes les deux semaines à un mois, commente une enseignante de l’école. Cela cause de vrais problèmes d’hygiène, notamment pour les toilettes»

Les élèves ne disposent pas non plus du matériel nécessaire pour étudier convenablement : « On n’a pas accès aux moyens modernes d’enseignement comme dans les villes, explique l’enseignante. »

 

 

Résultat : de nombreux enfants privés d’éducation

Ces conditions de scolarisation particulièrement rudimentaires concernent de nombreux enfants dans les gouvernorats du centre-ouest du pays. A Kasserine et Kairouan, ils seraient respectivement 11,5% et 10,6% à être privés d’éducation. (Rapport Analyse de la Pauvreté Infantile, UNICEF, 2012)

Dans la région de Kasserine, le programme Soyons actifs/actives auquel participe Solidarité Laïque s’est décliné en un projet de développement de l’école rurale. En sensibilisant jeunes et moins jeunes à ces problématiques, la Rentrée Solidaire apporter un soutien aux partenaires de Solidarité Laïque, mobilisés pour la réduction des inégalités en Tunisie.

 

En savoir plus sur la Rentrée Solidaire : www.rentreesolidaire.org 

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