L’Unesco et Solidarité Laïque partenaires au Mali

Dans le cadre de la Rentrée Solidaire avec le Mali et de la distribution de cahiers sur place, l’Unesco a choisi Solidarité Laïque pour développer un programme de réconciliation à travers la valorisation du patrimoine culturel. Explication avec Hyeon Ju Kim, coordinatrice du projet au Département Afrique à l’Unesco.

Comment retrouver le chemin du vivre ensemble après un conflit traumatique pour les populations ? Pour l’Unesco, la défense du patrimoine culturel constitue un facteur de cohésion sociale et de réconciliation. C’est ainsi qu’au printemps 2016, Hyeon Ju Kim, coordinatrice du projet au Département Afrique à l’Unesco, a approché Solidarité Laïque qui préparait la distribution de fournitures scolaires au Mali, dans le cadre de la Rentrée solidaire 2015-2016.

« Nous souhaitions toucher directement les jeunes et les sensibiliser à ce patrimoine commun dont ils sont responsables, explique Hyeon Ju Kim. Avec Solidarité Laïque, nous avons trouvé un partenaire qui travaille sur le terrain, en lien avec les écoles publiques et les organisations de la société civile liées à l’éducation. L’idée s’est donc imposée rapidement : distribuer à ces publics des cahiers vierges mais qui valoriseraient sur leurs couvertures le patrimoine culturel du pays. Autrement dit ces cahiers deviennent des supports pédagogiques qui créent de la cohésion et contribuent à la réconciliation et à la paix.»

« Faire des jeunes des ambassadeurs de leur patrimoine »

20 000 à 25 000 exemplaires seront distribués début octobre auprès des partenaires : écoles publiques mais aussi institutions qui proposent aux jeunes des animations culturelles et sociales. « Il s’agit d’atteindre directement les jeunes et les élèves à travers les couvertures de cahiers scolaires,  un support qui leur est directement accessible. Et Solidarité Laïque a apporté sa valeur ajoutée en  nous aidant aussi à adapter  les supports au niveau des élèves. Je tiens aussi à remercier les différents partenaires de l’Unesco* qui ont été aussi très mobilisés, dont le réseau Educ » Le travail des commissions d’experts maliens mobilisés par le Bureau de l’Unesco à Bamako qui ont déterminé les biens culturels à valoriser (Tombeau des Askia, Falaises de Bandiagara, Tombouctou, villes anciennes de Djenné mais aussi les manuscrits anciens du Mali)  a pu ainsi être décliné pour que les enfants puissent s’approprier les contenus et interagir, par exemple à travers des questionnaires à choix multiple. Un projet pilote qui consiste à « faire des jeunes les ambassadeurs de leur patrimoine » et que l’Unesco compte réitérer dans d’autres pays qui ont connu des conflits… pourquoi pas encore avec Solidarité Laïque…

* les Ministères de l’Education et de la Culture du Mali, la Direction du Patrimoine culturel du Mali, La Fondation Orange Mali, la Fédération nationale des Associations UNESCO au Japon, le Réseau Educ + Mali.

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