Aide au développement : et si on commençait par la base ?

La Covid-19 frappe de plein fouet les services les plus basiques - tels que la santé, l’éducation, l’eau, l’assainissement et l’hygiène ou encore les systèmes de protection sociale - et exacerbe les inégalités dans les pays les plus pauvres mettant en péril la vie de millions de personnes, et notamment des populations les plus vulnérables et minorisées. Rappelons la France à ses responsabilités et appelons-la à renforcer l’impact social de son aide dans un contexte de crise sans précédent.

La pandémie de la Covid-19 et ses conséquences mettent à mal l’accès aux services les plus basiques – tels que la santé, l’éducation, l’eau, l’assainissement et l’hygiène ou encore les systèmes de protection sociale – partout dans le monde, mais les répercussions sont d’autant plus préoccupantes dans les pays les plus pauvres, avec un creusement des inégalités alarmant. Ces services sociaux de base souffrent d’un désinvestissement chronique des Etats, mettant en péril la vie de millions de personnes, et notamment celle des populations les plus vulnérables et minorisées.

L’Afrique subsaharienne – qui compte des taux de pauvreté parmi les plus élevés du monde – est particulièrement menacé. Pourtant, les investissements de la France ne sont pas à la hauteur des besoins et de l’urgence de la situation : en 2018, ces services représentent moins de 20% de l’aide française au développement.

Nos organisations demandent à la France de mener une politique de coopération au service de la réalisation des droits fondamentaux de tou·te·s et de l’accès universel et équitable à des services sociaux de base publics, abordables et de qualité . Une condition essentielle à la réduction de la pauvreté et des inégalités dans le monde , notamment de genre . C’est pourquoi la France doit urgemment renforcer son engagement financier en faveur de ces services essentiels, en y consacrant a minima 50% de son aide au développement et en mettant la priorité sur les dons et l’appui au secteur public dans les pays les plus pauvres et la lutte contre toute forme de privatisation discriminante.

La nouvelle loi de programmation relative à la solidarité internationale et la lutte contre les inégalités mondiale attendue en Conseil des Ministres en novembre, le sommet Finance in commun qui rassemblera à Paris l’ensemble des 450 banques publiques de développement mais également les nouvelles stratégies cadre de l’Agence Française de Développement (Stratégie 100% Lien Social et Cadre d’objectifs et de moyens) sont autant d’opportunités politiques de mettre les services sociaux de base au cœur des financements pour le développement.

 

Action contre la Faim, Action Santé Mondiale, Coalition Education, Coalition Eau, One, Oxfam et Solidarité Sida sont à l’initiative du lancement de lancement de la campagne “Aide au développement : et si on commençait par la base ?”.

Lire le document de recommandations

 

A propos de la Coalition Education: La Coalition Éducation est un collectif de 20 organisations de la société civile françaises – syndicats et ONG – qui vise à promouvoir le droit à l’éducation inclusive de qualité pour toutes et tous, dans les pays en développement.Plus d’information sur www.coalition-education.fr

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