Colombie : protéger les enfants, malgré le confinement

Durant les 113 jours de confinement qu’a connus la Colombie, notre partenaire Enfances 2/32 a suivi chacun des enfants qu’il accompagne. Une aventure humaine qui a permis d’assurer leur protection et d’entretenir un lien indispensable pour ces enfants.

Difficulté à se nourrir dans le cadre d’une économie informelle mise brutalement à l’arrêt, violences conjugales et mise en danger des enfants… Le confinement a été particulièrement difficile pour beaucoup de Colombiens.

Une solidarité s’est rapidement mise en place

A l’arrivée du Covid à Perreira, dans le centre de la Colombie, afin d‘assurer la protection des enfants qui sont suivis par le centre Enfances 2/32, l’artiste et fondateur du centre éducatif Jesus Calle et la directrice Amparo Villegas ont rapidement organisé la distribution de colis alimentaires pour les familles les plus pauvres. En parallèle, ils ont maintenu un lien constant avec les jeunes afin de les soutenir psychologiquement. Nombre d’entre eux avaient connu des situations de détresse ou de stress, en lien avec les conflits.

Des activités variées pour être au plus près des jeunes

Favoriser l’expression des jeunes et des enfants, les rassurer, garder le lien, telles ont été les priorités des éducateurs salariés et bénévoles. Des ateliers de poésie et des ateliers de musique à visée thérapeutique ont ainsi rapidement vu le jour. Avec l’appui de la municipalité de Perreira, désormais fidèle partenaire de la Fondation, et de plusieurs bénévoles qui sont venus aider l’équipe, le centre a travaillé sur un cahier d’activités, couplant dessins, informations culturelles et ateliers de création artistique. « En plus du processus pédagogique, les enfants sont restés en contact les uns avec les autres malgré la distance imposée par le confinement. Ils ont pu libérer leurs émotions et les partager, penser l’autre tout en se protégeant, eux et leur famille, C’est important pour ces enfants qui ont souvent connu des moments difficiles malgré leur jeune âge », souligne ainsi la directrice du centre.

Fin juin, alors que la période de confinement se terminait peu à peu, tous les enfants se sont retrouvés dans les rues proches du centre. Un très beau moment célébré autour d’un concert de percussions, de rires et de jeux.

 

“Quand la pandémie se terminera, je veux sentir les étreintes amicales de mes amis, voir des sourires sans frontières, le frottement complice des poignées de mains ; sentir que la peur s’est dissipée.”

Sebastian

 

“Le silence et le calme que nous sentons aujourd’hui nous permet d’être à l’écoute du vent et de notre intérieur.”

Sandra

 

Depuis ma fenêtre, je vois le calme avec lequel se termine le jour.”

Pablo

 

“Depuis ma fenêtre, je vois l’obscurité qui me permet de réfléchir et observer le merveilleux que possède ce monde où je peux entendre le son des oiseaux et voir un beau coucher de soleil puis les étoiles qu’il apporte.

Je ressens l’immense envie que tout revienne à la normale pour que je puisse retourner à la fondation où j’ai la moitié de ma vie… Une réussite, il y a beaucoup de silence et peu de pollution, car il n’y a plus de voitures ni de motos.”

Megan

 

 

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