Les filles, « une force vive et inarrêtable »

De plus en plus de filles parviennent dans le monde à réaliser leur rêve, à devenir indépendantes et autonomes . Mais le respect de leurs droits exige encore des efforts de la part des Etats.

“ Journée de la fille “, l’intitulé de cette journée peut en faire sourciller plus d’un. Quel est son objectif ? Avant tout, célébrer la Déclaration et le Programme d’action de Beijing adoptés à l’issue d’une Conférence des Nations Unies en 1995. Dans cette déclaration, les Etats des Nations Unies se sont notamment engagés à « assurer l’accès des femmes, dans des conditions d’égalité, aux ressources économiques, notamment à la terre, au crédit, à la science et à la technique (…) ». La thématique de cette année : “Les filles, une force libre et inarrêtable”. Alors, plus de 20 ans après comment poursuivre cet objectif d’égalité ?

 

Les Etats en ont pris conscience : les droits des filles, et notamment leur droit à l’éducation, sont de véritables moteurs du développement. Il est cependant fondamental de rappeler que leur rôle ne doit pas être réduit à de simples instruments au service du développement. Il faut aujourd’hui s’interroger sur les méthodes d’action pour atteindre l’objectif d’émancipation de chaque enfant.

 

Plus que l’égalité des sexes, l’égalité des genres !

Le traitement différent réservé aux filles et aux garçons est souvent dû à des constructions sociales que véhiculent notamment les systèmes éducatifs. Lutter contre les stéréotypes qui enferment les filles comme les garçons dans des destinées toutes tracées, orientent leurs choix, et leurs goûts est donc fondamental.

 

Renforcer la participation des enfants et notamment des filles

Alors comment atteindre cette égalité ? Comment offrir aux filles et aux garçons une éducation pour penser l’égalité ? Solidarité Laïque s’appuie sur deux piliers : l’éducation à la citoyenneté et la déconstruction des stéréotypes d’une part, et le soutien à la participation des enfants aux politiques et aux décisions qui les concernent d’autre part. Ce dernier point est loin d’être acquis.  Ainsi, les critiques essuyées par Greta Thunberg sur son physique en disent long de ces mentalités encore bien ancrées qui voudraient réduire les filles à des sujets passifs.

Dans tous les pays où Solidarité Laïque intervient avec ses partenaires et ses membres, nous encourageons et soutenons les filles qui se mobilisent pour prendre pleinement leur place dans leur société, bousculer les traditions qui les excluent de l’éducation, d’un avenir professionnel digne ou d’une citoyenneté pleine et entière. Cette volonté s’appuie sur des expertises solides développées notamment par les organisations d’éducation populaire, membres de Solidarité Laïque, qui depuis plus d’un siècle ont visé l’émancipation de toutes et tous.

 

En Guinée, Hadja Idrissa Bah a pris de grands risques en s’opposant aux mariages forcés que subissent de nombreuses filles dans son pays.

 

 

 

 

 

 

 

En Haïti, Mirande et ses amies sortent des sentiers battus en se formant aux métiers du bâtiment.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En France, trois collégiennes du collège André Lallemand de Pouilly-en-Auxois s’expriment sur un plateau télé pour expliquer leur engagement.

 

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