Ecouter les jeunes avant qu’il ne soit trop tard

Comment faire pour que les jeunes prennent la place qui devrait être la leur dans les sociétés de notre « modernité » ? Cette question est au cœur des préoccupations de Solidarité Laïque, qui agit pour la jeunesse, avec elle et par elle.

La jeunesse constitue un âge de la vie marqué par le passage de l’adolescence vers l’âge adulte. Âge des possibles et des expérimentations, âge des engagements et des choix, la jeunesse est une période d’apprentissage des responsabilités, d’accès à l’indépendance matérielle, de construction identitaire de l’autonomie, de découverte de la sexualité… Parfois linéaire, parfois turbulente voire chaotique, ce moment est clé dans un parcours de vie. Dans de nombreux pays du globe, les jeunesses se font entendre : de plus en plus conscientes des inégalités, elles réclament du changement.

La jeunesse ne forme pas un ensemble homogène

Mais de quels âges parlons-nous ? Pour l’organisation des Nations unies qui fait référence à la Convention internationale des droits de l’enfant, elle va jusqu’à 18 ans, et pour l’Unesco elle va de 15 à 24 ans…Tandis que pour d’autres elle va de 18 à 30 ans (jeunes adultes). Quels que soient les âges concernés, une certitude s’impose : la jeunesse ne forme pas un ensemble homogène ; elle est d’abord l’âge des classements sociaux et de la confrontation aux inégalités sociales. Dans ce sens, il vaut mieux évoquer « les jeunes » ou « les jeunesses » dans leur pluralité et leur singularité. Hormis l’âge, quoi de commun en effet entre des jeunes de familles aisées et ceux des quartiers périphériques que ce soit en France ou dans un des pays de la Méditerranée, entre les oubliés de la croissance qui le vivent comme une humiliation et ceux qui accèdent à aux études supérieures ? Les jeunes ou les jeunesses, pluralité et singularité ?

La conscience de ces inégalités qui sont croissantes appelle une réponse urgente de nos politiques

Si de nombreux pays ont mis en place des politiques en direction de la jeunesse, celles-ci font rarement consensus. Il est vrai que la question des jeunesses est complexe car située au carrefour de plusieurs thématiques : éducation, formation professionnelle, apprentissage, insertion, logement, citoyenneté, santé, culture et sport… Avec à chaque fois cette question cruciale : quel accès à ces fondamentaux qui permettent l’épanouissement, l’émancipation et la citoyenneté active ? Ce qui, aussitôt pose la question de la lutte contre les inégalités. Les rapports mondiaux, européens et français le mettent en évidence : le monde est de plus en plus riche et de plus en plus inégal. Ce n’est pas nouveau, mais les moyens modernes de communication permettent la diffusion de ces informations de manière instantanée. La conscience de ces inégalités qui sont croissantes appelle une réponse urgente de nos politiques, et l’appui des organisations de la société civile. Faute de quoi, il sera trop tard pour empêcher les catastrophes politiques (des dictatures à la place des démocraties, des sociétés violentes), économiques (de grandes récessions comme en 2008 ou 1929), sociales (explosion de la pauvreté), culturelles (identités meurtrières et replis sur soi), environnementales (dilapidation des richesses et des chances de survie de l’humanité). Les jeunesses révoltées de la période en cours font la preuve chaque jour de leurs aspirations démocratiques, solidaires, terriennes et universelles… Ecoutons-les avant qu’il ne soit trop tard et disons-leur, comme l’écrivait Andrée Chedid : « tu ne rêves pas en vain ».

 

Développer les actions d’éducation à la citoyenneté et à la solidarité, donner les clés pour comprendre le monde, acquérir des compétences pour bâtir un monde plus juste et s’émanciper font partie des missions sociales de Solidarité Laïque.

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